Je ne sais pas pour vous, mais quand j'apprends la reconversion d'un frère ou d'une sœur je suis toujours touché. La majorité d'entre vous êtes probablement né musulman. Vous avez grandi dans l'islam. Et soyons honnête, vous n'avez pas fourni beaucoup d'effort pour connaître votre religion.

Non, non, je ne vous blâme pas puisque c'était aussi mon cas.

El hamdoulillah, le fait d'avoir des parents musulmans est une chance, un raccourci qui fait gagner beaucoup de temps. Mais qu'elle serait votre vue sur le monde, sur les musulmans et sur votre propre existence si ce n’étais pas le cas ?

Voici le témoignage d'un jeune australien qui raconte sa conversion à l'islam sans détour et avec beaucoup d'humour.

Je suis sûr que cette vidéo va vous faire réfléchir inchallah.


 

 

 

Transcription de la vidéo

 

Des épreuves et le début de la quête spirituel

Mon histoire commence pendant ma première année d'université. J'ai eu beaucoup de problèmes cette année-là. Mes parents ont divorcé, mon chien est mort, ça a été particulièrement dur...

J'ai eu deux accidents de voiture en l'espace d'une semaine. Et j'ai un ami qui est décédé cette année-là.

Ça m'a fait me poser des questions du genre :

« Pourquoi je suis là ? Quel est le but de l'existence? Pourquoi je prends la peine de me lever le matin, pourquoi je ne reste pas collé sur mon canapé à regarder Jerry Springer à la télé ? »

Ma question sur le but de l’existence m'a lancé dans une sorte de « quête sainte ».

 

Naturellement, en tant qu' « Ozzie » (Australien), j'ai d'abord cherché des réponses dans le christianisme. J'avais quelques amis chrétiens, j'ai participé à un camp chrétien...

C'était le camp le plus drôle de ma vie. Tout le monde chantait, je savais pas ce qu'ils disaient, mais ça sonnait très bien, ils avaient de belles voix. C'était quand même étrange. Tout le monde me disait combien Dieu m'aimait, et moi je me disais : « Dieu m'aime... ? Mon chien est mort ! »

J'ai exploré différentes voies du christianisme : le catholicisme, l'anglicanisme, le baptisme... J'ai parlé à des prêtres, des pasteurs. Et à chaque fois que je posais des questions, jamais on me montrait la Bible en me disant : « Voici la réponse, mon frère. » Chacun y allait de sa propre opinion. J'ai alors réalisé qu'il y avait beaucoup d’interprétations possibles, et que ça variait beaucoup d'une Église à une autre. Qu'à partir d'un texte unique, la Bible, il y ait tant d’interprétations, ça me laissait perplexe.

 

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Pendant cette première année de fac, j'avais un petit boulot à une station-service. Un de mes collègues était hindou, et comme à l'époque j'étais très curieux, je lui disais :

« Mon pote, c'est quoi le trip avec le dieu à la tête d'éléphant ? »

Il disait : « Alors ça, c'es Ganesh... »

Et moi : « Sérieusement, vous pouviez pas trouver autre chose, une tête de lion par exemple? »

On avait ce genre d'intenses débats théologiques pendant que les gens faisaient le plein. À nouveau, je trouvais ça un peu dur à avaler. Alors j'ai continué ma quête.

J'avais un ami mormon, et c'est peut-être cette Église-là, l'église de Jésus-Christ des saints derniers jours, qui m'avait le plus attiré au sein du christianisme. Ils sont stricts, ils ne boivent ni alcool, ni caféine,

- donc hélas, plus de Coca...

 

Mais une fois de plus, il me manquait cette sorte de foi inconditionnelle pour embrasser cette religion. D'ailleurs, je ne voulais pas croire aveuglément. Je voulais des preuves.

J'ai aussi exploré le judaïsme, vous saurez. Mon nom originel – avant de devenir Abou Bakr – était Reuben, et vous savez, dans les films, tous les Reuben sont juifs ; alors ils se disaient sûrement :

« Ah ! Ce garçon, l'un des nôtres ! » Mais à nouveau, je n'ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais.

 

Ma dernière tentative fut le bouddhisme, d'ailleurs je me suis dit que c'était la religion que j'allais choisir, je la trouvais géniale. Les gens sont en paix, ils semblent avoir l'esprit vif, et ne former qu'un avec le monde, ce qui m'avait beaucoup attiré. Mais en m'y plongeant, j'ai compris que ce n'était pas vraiment une religion, mais plutôt un bon mode de vie.

 

C'est alors qu'un ami intime – un chrétien, qui l'eût cru – m'a demandé quelles religions j'avais explorées. Je lui ai sorti la liste : judaïsme, christianisme, catholicisme, bouddhisme, hindouisme... Il m'a demandé : « Et l'islam ? »

Et moi : « L'islam... ? C'est des terroristes, je vais pas m'intéresser à leur religion ! T'es malade ?! »

 

Rencontre avec la communauté musulmane

Mais, abracadabra, un jour je suis entré dans une mosquée. C'était ma quête sainte après tout.

Je suis entré tout droit, avec mes chaussures, directement sur le tapis de prière...

Il y avait un frère qui priait, je suis passé tout droit devant lui. J'ai failli lui marcher sur la tête quand il s'est prosterné. J'avais aucune idée de ce que je faisais.

J'ai alors vu ce type – vous le connaissez sûrement, Abu Hamza il a fait des conférences ici – moi je l'appelle Abu Dahan, parce qu'il a vraiment une grosse barbe... mashallah. Il marchait vers moi et je me suis dit... ça y est. Je suis sur le point de mourir. C'est le dernier jour de ma vie. Je suis un petit blanc chez les Arabes. Qu'est-ce que je fais là, je suis mort !

Il marchait vers moi comme s'il sortait tout juste du Sahara. Grande abaya, grande barbe... Mais ses premiers mots furent : « Salut l'ami, ça s'passe ? » Il manquait que la canette de VB (bière australienne). Sa nature accueillante m'a tout de suite emballé.

 

 

Commes les Ozzies (Australiens natifs) le savent sûrement – j'espère n'offenser aucun Australien présent en parlant de l'éducation propre à mon pays – mes parents m'ont élevé en athée. Ils avaient été élevés en chrétiens, ils étaient traînés à la messe chaque dimanche, et en ont détesté chaque minute. Alors dès qu'on est nés ils nous ont dit clairement : « Quand tu meurs, tu deviens de la nourriture pour asticot. » « Il n'y a ni vie après la mort, ni Dieu, tout ça s’est dû n'importe quoi. » C'est l'éducation qu'on a reçue.

Quand j'ai discuté pour la première fois avec Abu Hamza, il me parlait très poliment et je lui en étais très reconnaissant, car moi j'étais sûr de l'avoir vu au journal télévisé de la veille en train de détourner un avion. Ce n'est pas que les Ozzies soient inhospitaliers, mais les Arabes sont les gens les plus hospitaliers que j'ai jamais vus. Tout le monde me préparait du thé – j'allais aux toilettes toutes les 5 minutes – et on n'arrêtait pas de me servir du thé et des biscuits. J'avais jamais vu ça !

Je crois que je revenais en partie pour les biscuits – mais aussi pour la religion.

Quand je m'asseyais avec eux, je posais toutes sortes de questions, les mêmes que j'avais posées aux curés, aux pasteurs, à mes amis. Ce qui m'a impressionné, c’était leur habitude de toujours ouvrir le Coran, et de dire : « Voilà, lis ça, mon frère. »

Et la réponse y était. À chaque fois. Je posais les questions difficiles, pas les faciles.

« Pourquoi les femmes doivent se voiler ? Comment ça se fait que je peux avoir 4 femmes, et qu'elles ne puissent pas avoir 4 maris ? » Ces questions difficiles sont les premières qui vous viennent à l'esprit quand vous découvrez l'islam. Mais comme par magie ils répondaient à chaque fois en s'appuyant sur le Coran, et non sur leur opinion personnelle. Ça me frustrait un peu qu'il y ait une réponse à tout.

J'y suis allé régulièrement pendant des semaines et il y avait toujours quelques frères sur place, alors un jour j'ai demandé à l'un d'eux son opinion sur ces points. Et il m'a répondu : « Comment puis-je avoir ma propre opinion alors que ceci est la parole de Dieu ? » ca m'a vraiment frappé. Alors j'ai demandé si je pouvais emprunter un Coran. J'ai promis de ne pas l'utiliser pour caler le canapé ni rien de ce genre ; j'ai dit que je respecterais le livre. Je l'ai ramené avec moi à la maison et j'ai commencé à le lire.

 

Le petit signe avant le grand saut

Je me suis rendu compte que c'était pas comme si je lisais une petite histoire; j'avais l'impression que quelqu'un me commandait, me guidait.

Alors un soir j'ai décidé de vraiment me plonger dans un état spirituel. Je m'excuse auprès de ceux à qui j'ai déjà raconté cet épisode...

J'ai allumé une bougie, j'ai ouvert la fenêtre, tiré les rideaux... J'essayais de créer une atmosphère propice. C'était une belle nuit d'été à Melbourne, une nuit de paradis. J'étais assis là à penser : « Cette fois ça y est. C'est LA nuit. » J'avais fait mes recherches sur toutes les preuves scientifiques : les montagnes qui maintiennent l'équilibre global grâce à des pilones, les différents stades embryonnaires d'une grossesse... Toutes ces preuves incroyables dans le Coran. J'étais au bord d'une falaise, prêt à sauter, il fallait juste qu'on me pousse. Donc j'étais assis, en silence ; j'ai levé les yeux du Coran que je lisais, et j'ai dit : « Ô Allah, c'est mon heure. Je suis sur le point de me jeter dans l'islam. »

« Tout ce que je demande... c'est un signe. Un tout petit signe, rien d'extravagant...  peut-être quelques éclairs... Peut-être que Tu pourrais faire s'écrouler la maison... ? Juste un petit signe. Petit pour Toi, Tu as créé la terre quand même ! J'attendais que la bougie s'enflamme jusqu'à 4m de haut, comme dans les films. « Ok... c'est parti. » Et subhanAllah, rien. Absolument rien ne s'est passé.

J'étais très déçu, pour tout vous dire... J'ai dit : « Allah...C'est Ta chance ! » Je suis là... je vais nulle part ! Allez, je vais te donner une autre chance. Peut-être que Tu étais occupé (sic), je sais qu'il fait jour de l'autre côté de la planète, il s'y passe beaucoup de choses... Peut-être que cette fois ça pourrait juste être une voiture qui pétarade ? Hein ? Quelque chose de petit. D'accord, la maison, les éclairs, la bougie, on oublie. Un oiseau pourrait péter devant ma fenêtre... C'est égal, n'importe quoi ! Une fois de plus : « Ok... c'est parti. » Et, une fois de plus, absolument rien n'est arrivé. J'aurai même pas pu trouver une excuse du genre « oh, c'était ça ! Ce craquement du mur, là, c'était ça ! » Absolument rien. J'étais écœuré.

 

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Je me disais : « Voilà, c'était ma dernière chance avec l'islam... Mais j'ai pas trouvé ce que je cherchais. »

J'ai alors repris ma lecture du Coran là où je l'avais laissée. J'ai tourné la page et, gloire à Dieu, le premier verset était :

« À ceux d'entre vous qui demandent des signes... Ne vous en avons pas montrés suffisamment ? » Regardez autour de vous. Regardez les étoiles, regardez le soleil, regardez l'eau ; « Ce sont certes là des signes pour les gens qui réfléchissent. »

Gloire à Dieu. Je me suis caché sous les couvertures et j'ai fait semblant de dormir tellement j'avais peur. J'arrivais pas à croire à quel point j'avais été arrogant de vouloir mes propres signes personnalisés alors que tous les signes sont là depuis la nuit des temps. Ce monde, cette Création. Ce sont là les signes pour chacun de nous.

Le lendemain j'étais décidé à devenir musulman, après environ 6 mois de recherches sur l'islam. Je suis allé à la mosquée pour prononcer la Shahada, même si je n'avais aucune idée de ce que je devais dire.

C'était l'heure de l'Icha [prière du soir], vers 7 ou 8 heures du soir. J'en revenais pas de voir autant de monde à la mosquée, environ mille personnes ! Je me suis dit : « Quelle religion ! Ils sont si forts ! » (C'était la première nuit de Ramadan.) Les musulmans du Ramadan !

J'étais très nerveux. J'étais debout et il y avait cet homme qui me disait : « Tu dois dire ces mots, mon frère : « Ashhadu... » Et moi : « Quoi ? Ash-quoi ? Je peux pas juste le dire en anglais ? » « Non, non. Tu dois le dire en arabe. » Moi je regardais cette mer de barbes devant moi et je me disais : « Si je dis mal les mots, je suis mort ! » À nouveau, j'avais la trouille. Ils me fixaient et je sais pas si vous savez, mais les Australiens ne savent pas fixer. Les Arabes savent fixer. Alors moi j'étais là à flipper.

Je me suis levé, et dès que j'ai commencé à prononcer les mots, toute peur s'en est allée. C'était comme si je prenais une douche et que quelqu'un avait envoyé l'eau froide. J'étais lavé. J'ai prononcé les mots et tout le monde a scandé « Takbir ! Allahu Akbar ! » je m'y attendais pas. Tout le monde m'a embrassé. J'avais jamais été embrassé par autant d'hommes de ma vie. Mais c'était un très beau moment, je dois dire. Ce jour-là j'ai eu plus de frères que j'aurai jamais pu espérer, et de sœurs aussi. J'ai jamais regretté.

Ma famille avait peur de me voir devenir un peu... bizarre, de me voir stocker des AKA 47 dans le garage... Mais je crois qu'ils ont réalisé que cette religion me rendait meilleur. Avant l'islam, incroyable, mais vrai, j'avais une crête iroquoise... (Je vous montrerai pas de photos.) Je portais des grades de l'armée, des tee-shirts de Metallica, des grosses Nike montantes... choquant hein ? Je croyais avoir le style... mais je ressemblais à rien.

Mais Dieu merci, depuis, je suis toujours aussi beau que maintenant -on ne rit pas s'il vous plaît. Mes parents l'ont remarqué.

Mon père m'a même demandé de lui prêter le Coran récemment ce qui m'a rendu très heureux, car je m'attendais à ce qu'il soit le plus difficile à convaincre. Il m'a dit : « Depuis que tu es musulman, tu es différent. Tu es digne de confiance... Si je tombe en panne et que j'ai besoin que tu viennes me chercher, je peux compter sur toi. » Avant, c'était plutôt : « Ah papa, j'ai trop bu hier soir, je peux pas conduire... »

 

Alors ? Un beau témoignage, n’est-ce pas ?

Si vous aussi vous vous êtes converti (ou si vous connaissez des personnes converti à l’islam), qu’elle est l’évènement déclencheur qui vous a fait basculer vers l’islam ?

Je suis curieux de lire votre réponse dans les commentaires.

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